L’Homme-Poisson : une mort sans rédemption, selon Eric Kripke
The Boys est disponible sur Amazon Prime Video ! Si vous souhaitez savoir si l’homme poisson est mort, lisez la suite ! Parmi tous les membres des Seven, l’homme poisson (Chace Crawford) incarne probablement le plus pathétique et le plus irrécupérable. Alors que la série touche à sa conclusion, Eric Kripke, le showrunner, a confirmé dans plusieurs interviews ce que beaucoup suspectaient : l’Homme-Poisson n’a jamais eu droit à une véritable arc de rédemption, et sa mort dans le finale est le résultat logique de ses choix constants.
Dès le pilote, l’homme poisson commet un acte impardonnable sur Starlight. Pour Eric Kripke, ce moment pose les bases du personnage : « Son comportement dans le pilote était vraiment impardonnable. Et ensuite, il n’a fait que des choses terribles. » Tout au long des cinq saisons, les scénaristes ont volontairement multiplié les occasions pour lui de changer : son amour sincère (bien que grotesque) pour Ambrosius, ses moments de doute, sa vulnérabilité visible. Mais l’homme poisson choisit systématiquement la mauvaise voie – la lâcheté, l’opportunisme, la bêtise crasse.
Dans le finale, après avoir continué à accumuler les erreurs (notamment sa rivalité mortelle avec Black Noir), l’homme poisson affronte son jugement final. Annie l’envoie dans l’océan, où les créatures marines, qu’il prétend aimer et contrôler, le condamnent. Entouré de poissons exigeant qu’il prononce le nom d’Ambrosius, il est empalé par une pieuvre géante du Pacifique et noyé. Une mort à la fois ridicule, épique et poétique, que Chace Crawford lui-même a qualifiée d’« epic » et méritée. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

Kripke explique que The Boys se déroule dans un univers « raisonnablement juste » : ceux qui font les bons choix moraux sont généralement récompensés, ceux qui persistent dans le mal sont punis. Firecracker et l’homme poisson incarnent ce principe. Malgré toutes les portes ouvertes, l’homme poisson refuse de les franchir. « Tu aurais pu être heureux si tu avais simplement accepté ton amour pour Ambrosius », regrette Kripke.
Contrairement à A-Train, qui achève une vraie rédemption par un sacrifice héroïque, l’homme poisson reste jusqu’au bout un exemple parfait de la satire de la série : un super-héros célèbre, puissant, mais vide, narcissique et incapable d’évolution. Sa mort boucle son arc de manière brutale et comique, sans gloire ni pardon. Pour savoir si une saison 6 verra le jour, lisez ceci.
Kripke et les scénaristes ont toujours vu l’homme poisson comme un personnage comique tragique, jamais comme un candidat à la rédemption. Dans un univers où même les pires monstres peuvent parfois choisir le bien, l’Homme-Poisson a choisi, encore et encore, d’être un loser absolu.


