Patricia Krenwinkel, née le 3 décembre 1947 à Los Angeles, reste l’une des figures les plus marquantes de la « Manson Family ». À 21 ans, elle a participé aux meurtres de sept personnes en août 1969, dont l’actrice Sharon Tate et le couple LaBianca. Condamnée à mort en 1971, sa peine a été commuée en prison à perpétuité avec possibilité de libération conditionnelle après l’abolition de la peine capitale en Californie. Elle est depuis incarcérée à la California Institution for Women, près de Corona, et détient le titre de détenue féminine la plus ancienne de l’État, avec plus de 55 ans derrière les barreaux.

Au fil des décennies, Patricia Krenwinkel a multiplié les efforts de réhabilitation. Elle a obtenu plusieurs diplômes universitaires, suivi des formations professionnelles, participé à des programmes d’aide aux détenues et même formé des chiens d’assistance. Son dossier disciplinaire est irréprochable : aucune faute grave n’a été relevée en plus d’un demi-siècle. Les évaluations psychologiques la jugent régulièrement à faible risque de récidive. Elle a renié Charles Manson depuis longtemps et affirme avoir pleinement pris conscience de la gravité de ses actes.

patricia Krenwinkel

Malgré cela, sa libération reste bloquée. En mai 2022, un panel de la commission des libérations conditionnelles a recommandé sa sortie. Le gouverneur Gavin Newsom a annulé cette décision. En mai 2025, à 77 ans, elle a de nouveau obtenu une recommandation favorable lors de sa seizième audition. Newsom a une nouvelle fois rejeté l’avis de la commission en octobre 2025, estimant qu’elle manquait encore de « lucidité » sur ses motivations passées et qu’elle représentait un danger déraisonnable pour la société. Il a reconnu ses progrès, mais jugé insuffisants ses efforts d’introspection.

Aujourd’hui, à près de 79 ans, Patricia Krenwinkel continue de purger sa peine. Elle est l’une des dernières membres de la Manson Family encore emprisonnées pour les meurtres de 1969, aux côtés de Charles « Tex » Watson. Tandis que d’autres, comme Leslie Van Houten, ont été libérées, Patricia Krenwinkel reste derrière les murs. Elle mène une existence discrète en prison, loin des projecteurs, et attend de futures auditions. Son cas illustre le débat permanent entre réhabilitation, sécurité publique et mémoire des victimes, plus d’un demi-siècle après les faits.

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