Hokum : Pourquoi le film d’horreur avec Adam Scott porte-t-il ce titre ?
Avec Hokum, l’Irlandais Damian McCarthy signe son troisième film d’épouvante après Caveat et Oddity. Sorti en salles en France le 29 avril 2026, le film suit Ohm Bauman, un romancier américain incarné par Adam Scott (Severance), en panne d’inspiration sur le dernier tome de sa saga Conquistador. Il part en Irlande pour disperser les cendres de ses parents près de l’hôtel où ils avaient passé leur voyage de noces. Mais le personnel de l’établissement lui raconte qu’une sorcière hante la suite nuptiale, interdite d’accès.
Quand Fiona, la barmaid jouée par Florence Ordesh, disparaît mystérieusement, les soupçons se portent sur Jerry (David Wilmot), un homme au passé tragique qui vit dans son van près des bois. Peter Coonan, Will O’Connell, Michael Patric et Austin Amelio complètent la distribution. Tourné dans le comté de Cork, le film a été salué par la critique américaine et a rapporté environ 25 millions de dollars dans le monde pour un budget de 5 millions. Il est désormais proposé en VOD en France. Beaucoup de spectateurs se posent pourtant une question simple : que veut dire ce mot, et pourquoi le film s’appelle Hokum ? On vous explique.
Que veut dire « Hokum » et pourquoi ce titre ?
En anglais, « hokum » désigne des balivernes, des sornettes : quelque chose qui n’a pas de sens et qui est un peu ridicule. C’est la définition que donne Damian McCarthy lui-même, interrogé par ScreenRant et repris par AlloCiné. Le mot désigne aussi, dans le jargon du spectacle américain, les ficelles faciles utilisées pour provoquer une réaction du public. Le réalisateur précise que ce n’est ni le nom de l’hôtel, ni une expression locale irlandaise : il ne faut donc pas chercher un lieu ou une légende qui porterait ce nom dans le film.
Le titre renvoie d’abord au regard d’Ohm Bauman sur ce qui l’entoure. Au début de l’histoire, l’écrivain ne croit pas une seconde aux récits du personnel sur la sorcière de la suite nuptiale ni aux fantômes : pour lui, tout ce folklore n’est que du hokum, de la superstition sans fondement. Selon McCarthy, le mot peut aussi désigner ce que le personnage traverse et ressent intérieurement. Ohm est un homme fermé, rongé par la culpabilité liée à la mort de sa mère et par la colère envers son père, et le séjour à l’hôtel va faire voler en éclats ses certitudes.

Le titre joue enfin avec le doute du spectateur. Jerry boit du lait mélangé à des champignons hallucinogènes, et une partie des visions d’Ohm pourrait s’expliquer par la drogue. Le film ne cesse de poser la question : ce que l’on voit est-il réel ou n’est-ce que du « hokum » ? Sans dévoiler la fin, les derniers plans donnent une réponse qui retourne le titre contre son héros sceptique. Un choix ironique et malin pour un film qui parle autant de deuil que de peur, et qui confirme le goût de Damian McCarthy pour les titres courts et énigmatiques, comme Caveat et Oddity avant lui.


