Découvrez où a été filmé La Tresse (2023) ! Lieux de tournage !
Adapté par Laetitia Colombani de son propre best-seller paru en 2017 (plus de 5 millions d’exemplaires vendus), La Tresse est bien plus qu’un simple drame social. C’est un film choral ambitieux qui tisse, comme son titre l’indique, trois destinées féminines à travers trois continents et trois cultures. Pour savoir si c’est inspiré d’une histoire vraie, c’est ici.
Sans jamais faire se croiser ses héroïnes, la réalisatrice construit un récit en tresse où chaque brin (l’Inde de Smita, l’Italie de Giulia, le Canada de Sarah) avance à son rythme, porté par une musique de Ludovico Einaudi et une photographie qui change radicalement de ton selon les lieux. Le film parle de transmission, de dignité, de sacrifice et de résilience. Il interroge ce que les femmes sont prêtes à donner – ou à refuser – pour elles-mêmes et pour leurs enfants.
Plus qu’une histoire de combats individuels, La Tresse propose une réflexion discrète mais puissante sur la mondialisation invisible : comment un geste intime accompli dans un temple indien peut, des milliers de kilomètres plus loin, devenir matière première puis objet de reconstruction identitaire. Tourné dans les langues d’origine (hindi, italien, anglais), le film gagne en authenticité et en force émotionnelle. Il s’adresse autant aux lecteurs du roman qu’à ceux qui le découvrent pour la première fois, en offrant une ode sensible à la force tranquille des femmes. Mais alors où a été filmé La Tresse (2023) ?
Où a été filmé La Tresse (2023) ?
Le tournage de La Tresse s’est déroulé entre le 11 mars et le 7 juillet 2022, soit environ six mois au total pour 46 jours de prises de vues, répartis sur trois continents.
L’équipe a commencé par l’Inde, où elle a passé près de deux mois. C’est la partie la plus longue et la plus complexe du tournage. Les scènes ont été filmées essentiellement dans le nord de l’Inde (villages, gares, temples, dont celui de Tirupati pour la scène d’offrande des cheveux). La caméra était souvent portée à l’épaule, en lumière naturelle uniquement, pour coller au plus près du quotidien de Smita et Lalita et capturer l’improvisation et les « accidents » du réel.

Sans transition, la production a ensuite rejoint le Canada, principalement à Montréal. Le contraste a été brutal : perte de 35 degrés, rythme de travail « à l’américaine », décors urbains froids et maîtrisés. La caméra est devenue plus stable (dolly et pied) pour refléter l’univers contrôlé et policé de Sarah, avocate montréalais.
Enfin, le tournage s’est achevé dans le sud de l’Italie, essentiellement en Sicile (Monopoli et environs) et dans les Pouilles. Ici, la caméra a privilégié le steadicam pour suivre Giulia en mouvement, au milieu des couleurs méditerranéennes, de la mer et de l’atelier familial. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.
Chaque pays a disposé de sa propre équipe technique locale et d’une approche visuelle distincte. La réalisatrice a même pris des cours d’italien pour communiquer avec ses techniciens siciliens. Ce tournage international, plusieurs fois reporté à cause du Covid, a été vécu par Laetitia Colombani comme « trois films en un ».


