Découvrez si La Tresse (2023) est basé sur des faits réels !
La Tresse est un film choral qui refuse le spectacle facile pour privilégier l’émotion pure et la force tranquille. À travers le destin de trois femmes qui ne se rencontreront jamais, Laetitia Colombani construit une fresque intime et universelle sur le courage au féminin.
Le récit avance comme une tresse : chaque brin (Inde, Italie, Canada) est distinct, mais tous s’entrelacent autour d’un même fil invisible — les cheveux. Ce n’est pas un thriller, ni un drame social purement réaliste. C’est une méditation sur ce que l’on donne de soi, sur la dignité face à l’adversité, et sur les liens invisibles qui unissent des existences séparées par des milliers de kilomètres.
La mise en scène change radicalement selon les continents : caméra à l’épaule et lumière naturelle en Inde, cadrages froids et contrôlés au Canada, mouvements fluides et couleurs méditerranéennes en Sicile. Le résultat est un film à la fois élégant et profondément humain, porté par trois interprètes justes et sans artifice. Plus qu’une histoire, La Tresse est une expérience sensorielle et émotionnelle qui reste longtemps après le générique. Mais alors La Tresse est inspiré d’une histoire vraie ?
La Tresse est il inspiré d’une histoire vraie ?
Non, La Tresse n’est pas l’adaptation d’une histoire vraie au sens strict. Les trois personnages — Smita, Giulia et Sarah — sont purement fictionnels. Cependant, le film (comme le roman dont il est tiré) s’inspire fortement de réalités et d’une expérience personnelle très forte de Laetitia Colombani. Pour savoir où a été tourné la série, lisez ceci.
L’idée est née en janvier 2015. L’autrice accompagnait une de ses meilleures amies (Olivia), atteinte d’un cancer du sein, dans un magasin de perruques. Cette amie a choisi une perruque en cheveux naturels indiens. Ce détail a rappelé à Colombani un documentaire vu des années plus tôt sur les offrandes de cheveux dans les temples indiens (notamment Tirupati), cheveux ensuite exportés et transformés en perruques en Occident. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

De là est partie la construction du récit en trois continents : une Indienne qui offre ses cheveux, une Italienne qui les travaille, une Occidentale qui les porte. Sarah est en partie inspirée par cette amie avocate et malade. Pour la partie indienne, Colombani s’est longuement documentée sur la condition des dalits (intouchables), a voyagé en Inde et rencontré des femmes de cette communauté. Les situations décrites (discrimination, tâches humiliantes, rêve d’éducation) sont donc ancrées dans le réel, même si Smita et Lalita n’ont pas existé.
Le film est donc une fiction, mais une fiction nourrie de faits concrets, d’un drame personnel et d’une réalité sociale documentée. C’est précisément ce mélange qui lui donne sa force et son authenticité. Non, La Tresse n’est pas l’adaptation d’une histoire vraie


