Clayface : les premières réactions saluent le pari horrifique de DC Studios

Le prochain film de l’univers DC ne ressemble à aucun autre. Clayface, consacré à l’un des ennemis de Batman, assume un virage vers l’horreur corporelle et une classification R aux États-Unis. Réalisé par James Watkins sur un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini, il sortira au cinéma en France le mercredi 21 octobre 2026, deux jours avant sa sortie américaine. Après une avant-première à Los Angeles, les premières réactions ont été publiées sur les réseaux sociaux les 13 et 14 octobre, et elles sont majoritairement positives. Un soulagement pour DC Studios, qui sort d’un accueil mitigé pour Supergirl, dont nous avions décrypté la fin de Supergirl, et qui surfe sur le succès de la série Lanterns sur HBO Max. Ce troisième long-métrage du nouveau DCU fait figure d’expérience : un film de genre, plus sombre et plus sanglant, censé montrer que la franchise peut varier les tons.

Ce que disent les premiers spectateurs de Clayface

L’histoire suit Matt Hagen, un acteur défiguré prêt à tout pour retrouver son apparence, que des expériences transforment en créature capable de changer de forme. Il est incarné par Tom Rhys Harries, entouré de Naomi Ackie, Max Minghella, Eddie Marsan et David Dencik. C’est justement la performance de l’acteur qui revient le plus souvent dans les réactions. Peter Gray, de The AU Review, salue un mélange de charme juvénile et de menace sourde. Steven Weintraub, de Collider, parle d’un ajout réussi au DCU, accessible sans aucune connaissance des comics, et prévient que le film est très violent.

Bill Bria, de SlashFilm, estime que le long-métrage fonctionne d’abord par lui-même, comme un film d’horreur bien écrit et bien joué. Chris Killian, de ComicBook.com, décrit un spectacle extrêmement gore, avec des scènes de body horror qui font grimacer, mais aussi une touche de romance gothique. Jim Vejvoda, d’IGN, y voit un hommage aux thrillers de vengeance des années 1950 et 1960 et aux films cultes des années 1980 et 1990. Une ambiance de Gotham poisseuse qui tranche avec The Batman Part II, l’autre grand projet lié au Chevalier noir.

clayface critiques

Les comparaisons citées donnent le ton : La Mouche de David Cronenberg, Darkman de Sam Raimi ou encore The Substance de Coralie Fargeat. Le site MovieZine résume même le film comme une rencontre entre Joker et The Substance, avec quelques scènes trop intenses à regarder pour son auteur. Tout n’est pas parfait pour autant, et plusieurs avis restent plus nuancés. Shahbaz, du Movie Podcast, juge le body horror et l’interprétation excellents, mais regrette une histoire et certains choix créatifs déroutants, qui font selon lui de Clayface une troisième entrée étrange pour un DCU qui cherche encore son identité.

D’autres spectateurs pointent quelques moments plus absurdes, même si certains y voient au contraire une respiration bienvenue. En France, le film est accessible à partir de 12 ans, alors qu’il est classé R outre-Atlantique, où les mineurs doivent être accompagnés. Les critiques complètes, encore sous embargo, doivent tomber juste avant la sortie, et elles diront si ce film d’horreur confirme l’enthousiasme des premières projections. Il s’agit dans tous les cas d’un pari très différent de Superman, le film qui a lancé le DCU, et de l’un des films d’horreur les plus attendus de 2026.