Psychose : la fin du film d’Alfred Hitchcock expliquée
Plus de soixante ans après sa sortie, la fin de Psychose reste l’un des rebondissements les plus célèbres du cinéma. Dans le film d’Alfred Hitchcock, sorti en 1960, Marion Crane vole 40 000 dollars et s’enfuit en voiture. Elle s’arrête au Bates Motel, tenu par Norman Bates, qui lui parle de sa mère, une femme malade et possessive qu’on entend crier depuis la maison voisine. Quelques minutes plus tard, Marion est poignardée sous la douche par une silhouette de vieille femme. Sa sœur Lila, son amant Sam Loomis et le détective privé Arbogast partent alors à sa recherche. Mais qui est le vrai tueur de Psychose ? Voici notre explication de la fin. Attention, spoilers. Pour une autre fin culte, découvrez notre article sur l’histoire vraie de L’Exorciste.
Qui est le tueur de Psychose ? Que cache la mère de Norman ?
Après la mort de Marion, le détective Arbogast mène l’enquête au motel et entre dans la maison des Bates. Il est poignardé à son tour en haut de l’escalier, toujours par la même silhouette. Lila et Sam apprennent alors par le shérif que Mme Bates est morte depuis dix ans. Lila fouille la maison et descend à la cave, où elle découvre une vieille femme assise sur une chaise : c’est le cadavre momifié de la mère. À ce moment, une silhouette surgit avec un couteau, vêtue d’une robe et d’une perruque. C’est Norman Bates, que Sam parvient à maîtriser. Le tueur était donc Norman depuis le début. Au commissariat, un psychiatre explique la vérité : dix ans plus tôt, Norman a empoisonné sa mère et son amant par jalousie. Rongé par la culpabilité, il a volé son corps et a développé une seconde personnalité, celle de sa mère, qui parle, se dispute avec lui et tue toutes les femmes qui l’attirent.

La dernière scène montre Norman seul dans une cellule, enveloppé dans une couverture. On entend la voix de sa mère : la personnalité de Mme Bates a totalement pris le dessus. Elle explique qu’elle ne ferait même pas de mal à une mouche, pour faire croire aux policiers qu’elle est innocente et que tout est la faute de son fils. Norman fixe alors la caméra avec un léger sourire, tandis que le visage d’un crâne se superpose brièvement au sien. Le film se termine sur la voiture de Marion, retirée du marécage où Norman l’avait fait disparaître. Cette fin a inspiré quatre suites, de Psychose 2 en 1983 à Psychose 4 en 1990, un remake avec Vince Vaughn en 1998, et la série Bates Motel. Norman Bates est lui-même inspiré du tueur Ed Gein, dont on a parlé dans notre article sur Ed Gein et le cannibalisme. Et pour d’autres classiques, voici 7 classiques de l’horreur à revoir.


