Découvrez si Lizzie est coupable dans la Saison 4 de Monstre sur Netflix !
Monstre est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez savoir si Lizzie est coupable dans la Saison 4, lisez la suite ! « Monster : The Lizzie Borden Story » s’ouvre sur une version romancée du meurtre de la belle-mère de Lizzie, Abby Borden, que celle-ci tue à coups de hache avant de faire de même avec son père, Andrew Borden.
Après cette introduction macabre, l’histoire remonte de quelques mois en arrière, montrant comment Lizzie mène une vie marquée par les maltraitances constantes de ses parents, mais surtout d’Abby. Cependant, la situation commence à s’améliorer lorsqu’une Irlandaise nommée Bridget Sullivan est embauchée comme nouvelle femme de ménage. Impressionnant rapidement tout le monde par ses talents de ménagère et de cuisinière, Bridget devient notamment la coqueluche de Lizzie, lui faisant découvrir de nouvelles idées, de la littérature et des expériences, dont certaines sont également de nature sexuelle. Alors Lizzie Borden est elle coupable ?
Lizzie Borden est elle coupable ?
Lizzie Borden se termine par l’acquittement de Lizzie par le jury à l’issue de ce qui a été qualifié de « procès du siècle ». Malgré toutes les contradictions dans le récit des faits par Lizzie, ce qui la sauve finalement d’une condamnation, c’est la conviction collective selon laquelle une femme serait incapable de commettre un crime aussi horrible.
Après avoir opprimé les femmes pendant si longtemps, le système continue de limiter leurs capacités, et Lizzie Borden transforme simplement cela en atout dans son dossier. Comme elle le révélera dans les années à venir, l’affaire de meurtre n’est en réalité jamais élucidée, et aucun autre suspect n’est jamais poursuivi avec autant d’acharnement que Lizzie, en grande partie faute de preuves. Alors que tout son héritage est plongé dans le doute, Lizzie Borden passe toutefois le reste de sa vie comme beaucoup ne peuvent qu’en rêver.
À la suite du revirement de témoignage d’Emma Borden, qui marque un tournant décisif dans l’affaire et aboutit finalement à la libération de Lizzie Borden, les deux sœurs héritent de la fortune de leurs parents et mènent dès lors une vie de luxe. Leurs expériences s’avèrent toutefois bien loin d’être équivalentes : alors que Lizzie semble s’accommoder de ne pas avoir de famille à elle, Emma se transforme peu à peu en une simple coquille vide de ce qu’elle était autrefois.
Cela ne veut pas dire pour autant que la vie de Lizzie Borden soit parfaite, car son tourment est, et reste, d’ordre psychologique. Si ce n’est pas de la culpabilité qu’elle ressent à l’égard de son acte, l’idée même de ne plus pouvoir revenir en arrière pour changer quoi que ce soit la hante, d’autant plus que Bridget n’est pas là pour partager ce fardeau avec elle cette fois-ci.

Même si nous ne voyons pas en détail l’intégralité de la vie de Lizzie Borden à partir du moment de sa condamnation, il est sous-entendu qu’elle n’a jamais fait l’objet d’un nouveau procès dans l’affaire du meurtre. L’opinion publique se montre bien moins indulgente à son égard, car Lizzie doit assister en temps réel à la déformation et à la mythification de l’histoire de sa vie, qui fait écho de manière obsédante à sa propre expérience à travers le récit d’Elizabetta.
Si cette histoire horrible et macabre occupe une place prépondérante dans son psychisme, Lizzie Borden n’ignore pas pour autant qu’elle n’en perçoit qu’une facette. La manière dont l’histoire choisit de se souvenir d’Elizabetta, et finalement de Lizzie Borden elle-même, passe exclusivement par le prisme d’un crime dont elle n’a même pas été reconnue coupable. Si des interprétations ultérieures, comme le livre qu’Aileen adore, brossent certes un tableau plus complet des circonstances qu’a traversées Lizzie, les vérités les plus profondes concernant sa vie restent enveloppées de mystère.


