meilleurs films qui se passent dans un casino

Le casino occupe une place à part dans l’histoire du cinéma. Ses tables de jeu, son argent rapide et ses figures de la pègre donnent aux réalisateurs un décor propice à la tension et à la chute. Du polar mafieux au film de braquage, du poker au comptage de cartes, plusieurs classiques ont fait des salles de jeu le centre de leur intrigue.

Les meilleurs films de casino en un coup d’œil

Ce tableau réunit les treize films principaux de la sélection, du classique de Scorsese au cinéma français, avec leur style et le jeu placé au centre du récit.

FilmAnnéeRéalisateurType de filmJeu au centre
Casino1995Martin ScorseseDrame mafieuxGestion de casino, jeux de table
Ocean’s Eleven2001Steven SoderberghBraquageCasse de casinos
Casino Royale2006Martin CampbellEspionnagePoker (Texas hold’em)
Rounders1998John DahlDramePoker
21 (Las Vegas 21)2008Robert LuketicThrillerBlackjack, comptage de cartes
Rain Man1988Barry LevinsonDrameBlackjack, comptage de cartes
Molly’s Game2017Aaron SorkinBiopicPoker clandestin
La Baie des Anges1963Jacques DemyDrameRoulette
Bob le Flambeur1956Jean-Pierre MelvilleFilm noir, braquageBraquage de casino
Very Bad Trip2009Todd PhillipsComédieBlackjack, comptage de cartes
Croupier1998Mike HodgesDrame, film noirTable de casino (côté croupier)
The Card Counter2021Paul SchraderThrillerPoker, blackjack
Mississippi Grind2015Anna Boden, Ryan FleckDrame (road movie)Poker, tables de casino

Casino de Scorsese, la référence du film de casino

Aucun film sur le casino n’a autant marqué le genre que Casino, sorti en 1995 et réalisé par Martin Scorsese.

L’histoire vraie derrière le film

Le scénario est coécrit par Scorsese et le journaliste Nicholas Pileggi, auteur de Casino : Love and Honor in Las Vegas (1995), dont le film est l’adaptation. Robert De Niro incarne Sam « Ace » Rothstein, gestionnaire du Tangiers pour le compte de la mafia de Chicago, personnage inspiré de Frank « Lefty » Rosenthal, qui dirigea le Stardust. Joe Pesci joue Nicky Santoro, calqué sur le tueur Anthony Spilotro. Sharon Stone, dans le rôle de Ginger McKenna, remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et décroche une nomination à l’Oscar. Le tournage a eu lieu au Riviera de Las Vegas, pour un film de près de trois heures.

Le casino filmé comme une mécanique

Scorsese détaille le fonctionnement interne d’un casino : la salle de comptage, les tables, les machines à sous et la surveillance permanente depuis les plafonds. Le film montre une règle simple : sur la durée, l’établissement conserve toujours son avantage sur le joueur.

Cet avantage se chiffre désormais par le taux de redistribution, un critère que les comparatifs de nouveaux casinos en ligne intègrent à leur grille d’évaluation. Le film de Scorsese demeure la meilleure porte d’entrée pour comprendre pourquoi le décor du casino nourrit autant de films.

Les films de braquage de casino

Le braquage de casino forme l’un des sous-genres les plus prisés du cinéma de casino. La saga Ocean’s en est la référence moderne.

Ocean’s Eleven (2001)

Steven Soderbergh signe un remake du film de 1960 porté par le Rat Pack. George Clooney incarne Danny Ocean, qui réunit une équipe de onze spécialistes pour braquer trois casinos de Las Vegas la même nuit : le Bellagio, le Mirage et le MGM Grand. Les trois établissements appartiennent à Terry Benedict (Andy García). Le casting mêle Brad Pitt, Matt Damon, Julia Roberts et Don Cheadle. Le film combine mécanique de casse et humour, sans scène de violence appuyée.

Ocean’s Twelve et Ocean’s Thirteen

Deux suites prolongent l’histoire. Ocean’s Twelve (2004) déplace l’action en Europe, avec Vincent Cassel dans le rôle d’un cambrioleur rival, le Renard de la Nuit. Ocean’s Thirteen (2007) ramène l’équipe à Las Vegas pour un plan de vengeance contre Willy Bank (Al Pacino), propriétaire d’un casino. La trilogie confirme le braquage de casino comme un terrain propice aux films choraux.

Poker, blackjack et comptage de cartes à l’écran

Les jeux eux-mêmes portent la tension dans une autre famille de films de casino. Le poker et le blackjack dominent, et un bon film de poker tient souvent à la vérité de ses parties :

  • Casino Royale (2006), de Martin Campbell : le premier James Bond avec Daniel Craig repose sur un tournoi de Texas hold’em contre Le Chiffre (Mads Mikkelsen). Les scènes de casino ont été tournées à Karlovy Vary, en République tchèque, et non au Monténégro où se déroule le récit.
  • Rounders (1998), de John Dahl : Matt Damon joue un joueur de poker doué, entraîné par un ami endetté (Edward Norton) face au redoutable Teddy KGB (John Malkovich). Le film reste culte chez les joueurs de poker pour son réalisme.
  • 21 (2008), aussi appelé Las Vegas 21, de Robert Luketic : l’histoire romancée de l’équipe de blackjack du MIT, qui applique le comptage de cartes dans les casinos de Las Vegas. Il s’inspire du livre Bringing Down the House.
  • Rain Man (1988), de Barry Levinson : Dustin Hoffman incarne un homme autiste doté d’une mémoire hors norme, capable de compter les cartes au blackjack au Caesars Palace. Le film a remporté l’Oscar du meilleur film.
  • Molly’s Game (2017), premier film réalisé par Aaron Sorkin : Jessica Chastain incarne Molly Bloom, organisatrice de parties de poker clandestines à gros enjeux, d’après une histoire vraie.

Le casino dans le cinéma français

Le cinéma français a traité le casino bien avant Hollywood, avec deux titres qui sont des références.

La Baie des Anges (1963)

Jacques Demy filme Jeanne Moreau en joueuse de roulette et Claude Mann en jeune homme qui découvre le jeu sur la Côte d’Azur. Tourné à Nice et à Monte-Carlo, le film lie l’amour et le risque du jeu, en noir et blanc.

Bob le Flambeur (1956)

Jean-Pierre Melville met en scène Roger Duchesne en joueur vieillissant de Montmartre. À court d’argent, Bob prépare le braquage du casino de Deauville pendant le week-end du Grand Prix, quand le coffre est plein. Ce film noir compte parmi les premiers grands films de braquage de casino et passe pour un précurseur de la Nouvelle Vague. Il précède de plusieurs décennies le casse hollywoodien façon Ocean’s Eleven.

Comédies et pépites méconnues du cinéma de casino

Le casino inspire aussi la comédie et quelques films plus confidentiels, à réserver aux curieux :

  • Very Bad Trip (2009), de Todd Phillips : une virée à Las Vegas qui dérape, avec une scène de blackjack où Alan compte les cartes pour réunir la somme réclamée en échange de Doug, le marié disparu, clin d’œil assumé à Rain Man.
  • Croupier (1998), de Mike Hodges : Clive Owen joue un écrivain sans succès qui devient croupier dans un casino londonien et se laisse happer par ce milieu. Un film noir raconté du côté de la maison plutôt que du joueur.
  • The Card Counter (2021), de Paul Schrader : Oscar Isaac incarne un ancien militaire devenu joueur professionnel, qui enchaîne poker et blackjack de casino en casino. Le film explore la culpabilité et le contrôle de soi sur fond de tables de jeu.
  • Mississippi Grind (2015), d’Anna Boden et Ryan Fleck : Ben Mendelsohn et Ryan Reynolds forment un duo de joueurs sur les routes du sud des États-Unis, entre parties de poker et tables de casino. Un road movie sur la dépendance au jeu.

Pourquoi le casino revient si souvent au cinéma

Le décor du casino réunit plusieurs ressorts utiles au récit. L’argent y change de mains en quelques secondes, ce qui accélère la tension. Le lieu est clos et codifié, ce qui cadre l’action et les personnages. Le jeu oppose le hasard au contrôle, deux forces qui font basculer un destin. Ces éléments expliquent pourquoi les films sur le casino traversent les décennies, du film noir des années 1950 aux thrillers récents.