Josh D’Amaro, 55 ans (né en février 1971, originaire de Medfield, Massachusetts), est un pur produit Disney depuis 28 ans. Il a rejoint l’entreprise en 1998 au Disneyland Resort (Anaheim, Californie) après un diplôme en Business Administration de Georgetown University (1993). Avant Disney, il a travaillé brièvement en finance chez Gillette.
Il a gravi les échelons dans les parcs et expériences : Rôles en finance, stratégie, marketing, développement créatif et opérations. Hong Kong Disneyland (ventes et opérations), licensing global. Président de Disneyland Resort. Président de Walt Disney World Resort (Floride).
Depuis 2020 : Chairman de Disney Experiences (ex-Disney Parks, Experiences and Products), le segment le plus rentable de l’entreprise (36 milliards $ de revenus en FY2025, 185 000 employés dans le monde).
Il a géré la reprise post-COVID, lancé des expansions massives (nouveaux lands comme World of Frozen, Zootopia à Shanghai, etc.), et supervisé les croisières Disney Cruise Line en forte croissance. C’est lui qui a poussé les investissements de 60 milliards $ sur 10 ans dans les parcs, hôtels et croisières.
Quel est le futur de Disney avec Josh D’Amaro à sa tête ?
En tant que CEO, il commence officiellement le 18 mars 2026. Pour l’instant, rien de révolutionnaire n’a été annoncé au-delà de la continuité, mais son profil oriente clairement vers :
- Accélérer les expériences physiques : Les parcs et croisières sont déjà le moteur de profits (plus que le streaming ou les films parfois). Attends-toi à plus d’investissements dans les parcs (ex. : nouveau land Monsters, Inc. à Hollywood Studios, Avatar à Disneyland, extensions Cars/Villains à Magic Kingdom, nouveau parc à Abu Dhabi).
- Intégrer storytelling et tech : Il a collaboré avec des créateurs (Marvel, Pixar, Star Wars, Avatar) pour ramener les IP dans les parcs de façon immersive.
- Croissance globale : Expansion internationale (Asie, Moyen-Orient), croisières, et produits dérivés.
- Stabilité post-Iger : Après les turbulences (Chapek, grèves, pertes streaming), il est vu comme un leader interne fiable, proche d’Iger, pour une transition douce. Il va probablement garder le focus sur la rentabilité du streaming (Disney+ est profitable maintenant) mais sans en faire la priorité absolue.
Disney met en avant son « vision forte pour l’avenir », sa passion pour la marque, et sa capacité à combiner créativité + croissance stratégique.
C’est un « parks guy » pur jus : sa vision est centrée sur les expériences immersives et le « magical memories » qui créent une connexion émotionnelle durable avec les fans. Contrairement à Iger (qui a misé sur les acquisitions massives de contenus pour le streaming et les films), Josh D’Amaro voit les parcs/croisières comme le cœur battant de Disney — un levier pour monétiser les IP de façon rentable et récurrente.

Points clés de sa philosophie (d’après les communiqués et son track record) :
- Innovation + nostalgie : Utiliser la tech (VR/AR, etc.) pour amplifier les histoires Disney sans perdre la magie classique.
- Croissance long-terme : Les expériences physiques comme driver principal de valeur actionnariale et fidélité clients.
- Collaboration créative : Travailler étroitement avec les studios (Pixar, Marvel, Lucasfilm) pour traduire les films/séries en attractions.
- Optimisme sur le secteur : Il est « very bullish » sur les parcs malgré les défis (concurrence Universal, inflation, etc.).
En gros, c’est un shift vers « Disney comme destination expérientielle » plutôt que purement média/streaming.


