Décès de Gerry Conway : L’industrie des comics perd l’une de ses plus grandes légendes
L’univers des super-héros est en deuil. Gerry Conway, scénariste mythique et architecte d’innombrables histoires cultes, s’est éteint ce 27 avril 2026 à l’âge de 73 ans. Concernant les causes de sa mort, l’auteur luttait publiquement depuis l’automne 2022 contre un cancer du pancréas.
S’il avait annoncé une forme de rémission début 2023 à la suite d’une très lourde intervention chirurgicale, il confiait souffrir depuis de graves complications. Celles-ci l’avaient d’ailleurs contraint à de multiples hospitalisations et à un placement en coma artificiel en soins intensifs. Les suites de cette longue bataille ont finalement eu raison de ce géant de la pop culture.
Né en 1952, Gerry Conway s’est imposé très jeune comme un prodige de l’industrie. Son nom restera à jamais gravé dans l’histoire de Marvel Comics, tout particulièrement pour son travail révolutionnaire sur The Amazing Spider-Man. Au début des années 70, il prend la décision éditoriale audacieuse d’écrire l’arc « The Night Gwen Stacy Died » (1973), un tournant tragique et fondateur qui a redéfini la notion de deuil dans les comics modernes. Son génie créatif a également donné naissance à des antihéros et héros emblématiques : il est notamment le cocréateur du Punisher, du Chacal, de Ben Reilly, et de la toute première Ms. Marvel.

Son empreinte chez la concurrence, DC Comics, est tout aussi indélébile. Gerry Conway a considérablement enrichi ce panthéon en cocréant des personnages incontournables comme Jason Todd (le deuxième Robin), Killer Croc, Firestorm ou encore Power Girl, tout en orchestrant les intrigues de la Justice League of America pendant huit ans.
Au-delà de l’encre et du papier, Gerry Conway a aussi mis sa plume au service de la télévision, scénarisant de nombreuses séries animées et séries télévisées policières. Avec sa disparition, c’est un chapitre fondamental de la mythologie moderne qui se clôt, mais son œuvre colossale continuera de vivre sur les écrans et dans les pages pour l’éternité.


