Florence Pugh sort du silence et fustige la complicité masculine face aux violences sexuelles

L’actrice Florence Pugh a pris une position particulièrement ferme après le dépôt d’une plainte civile par une ancienne étudiante de l’Université Cornell. Cette dernière affirme avoir été droguée et agressée sexuellement par sept membres de la fraternité Chi Phi en octobre 2024. Ces allégations, qui n’ont pour l’instant fait l’objet d’aucun jugement devant un tribunal, ont relancé une enquête du procureur local.

Dans un long message publié sur Instagram, Florence Pugh décrit les actes dénoncés comme un « meurtre de l’âme » et une « destruction d’un corps ». Elle appelle à une prise de conscience collective et exhorte les hommes à briser le silence. « C’est vraiment le moment où nous avons besoin que nos hommes soient aussi horrifiés et dégoûtés que nous, » écrit-elle. Selon elle, les hommes doivent mener les conversations sur la manière de mettre fin à la tolérance et à la complicité face à ces comportements. Elle interroge : comment peut-on encore croire au « pas tous les hommes » lorsque tant d’entre eux restent silencieux dans de tels moments ?

florence pugh Université Cornel

L’actrice pointe directement du doigt les témoins passifs. Toute personne qui savait ce qui se tramait « upstairs » et n’a rien fait porte, à ses yeux, une responsabilité tout aussi lourde. Elle qualifie cette inertie d’acte « malade, lâche et glacial » face à un viol collectif sous soumission chimique. Elle salue la mobilisation des étudiants sur le campus qui se battent pour la plaignante et rendent la vie difficile aux accusés.

Florence Pugh critique également les universités qui, selon elle, protègent trop souvent les jeunes hommes par crainte de compromettre leur avenir, au détriment de la vérité et de la reconstruction des victimes. « Il n’y a pas d’égalité tant que vous ne respectez pas nos corps. Il n’y a pas d’égalité tant que vous ne cessez pas de détruire nos âmes, » affirme-t-elle, avant d’appeler à protéger les femmes : « Nous sommes la force vitale de cette terre. Commencez à nous protéger. Soyez en colère pour nous. S’il vous plaît. »

Ces déclarations interviennent alors que le procureur du comté de Tompkins a annoncé la réouverture de l’enquête, avec une possible présentation du dossier devant un grand jury. L’affaire, encore au stade des allégations, a mis en lumière les questions de responsabilité collective et de silence face aux violences sexuelles sur les campus.