Halloween : six films d’horreur inspirés de faits réels pour frissonner en connaissant la vraie histoire

Pour Halloween, certains spectateurs ne se contentent pas de monstres imaginaires : ils veulent savoir que derrière l’écran se cache une affaire bien réelle. Les films d’horreur inspirés de faits réels exercent justement cette fascination particulière, car ils mélangent le plaisir de la peur et la curiosité pour une vraie histoire, souvent largement romancée au passage. Possessions, maisons hantées, tueurs en série ou phénomènes naturels inexpliqués : le cinéma a puisé partout pour nourrir ses cauchemars.

Nous avons retenu six films très différents, des classiques d’Alfred Hitchcock aux succès plus récents, en précisant pour chacun l’année, l’ambiance et le fait réel qui l’a inspiré. Une sélection idéale pour une soirée du 31 octobre, à compléter avec notre guide des films de la saga dans l’ordre chronologique de Conjuring, si vous voulez prolonger le frisson tout le week-end.

Notre sélection : de L’Exorciste à Conjuring, les films qui puisent dans une histoire vraie

Impossible de commencer sans Conjuring : Les dossiers Warren (2013), de James Wan. Le film s’inspire de l’affaire de la famille Perron, installée en 1971 dans une ferme isolée de Harrisville, dans le Rhode Island, et de l’intervention d’Ed et Lorraine Warren, un démonologue et une médium qui ont réellement existé. La peur y est intense, portée par une mise en scène très efficace ; pour en savoir plus sur le couple, notre article sur Judy Warren, leur fille complète le tableau, tout comme l’explication de la fin de Conjuring 2, suite inspirée de l’affaire d’Enfield, en Angleterre.

Autre maison maudite, Amityville : la maison du diable (1979), de Stuart Rosenberg, part d’un drame bien réel : le 13 novembre 1974, Ronald DeFeo Jr. tue six membres de sa famille au 112 Ocean Avenue, à Amityville. Quelques mois plus tard, la famille Lutz s’y installe, affirme que la maison est hantée et la quitte au bout de vingt-huit jours, un récit aujourd’hui très contesté. Enfin, L’Exorciste (1973), de William Friedkin, adapte le roman de William Peter Blatty, inspiré d’un cas de possession signalé en 1949 dans le Maryland autour d’un jeune garçon surnommé Roland Doe. Un monument du genre, à réserver à un public averti.

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Les tueurs en série ont eux aussi nourri le cinéma. Massacre à la tronçonneuse (1974), de Tobe Hooper, emprunte au meurtrier américain Ed Gein, surnommé le boucher de Plainfield, son goût macabre pour les objets fabriqués avec de la peau humaine, qui a inspiré le masque de Leatherface. Le réalisateur s’est aussi appuyé sur un autre criminel, Elmer Wayne Henley. L’ambiance, poisseuse et étouffante, en fait une expérience éprouvante. Pour mesurer l’ampleur de ses crimes réels, vous pouvez lire notre article sur le nombre de victimes d’Ed Gein. L’affaire a d’ailleurs inspiré la série Monstre : L’histoire d’Ed Gein.

Ce même fait divers se retrouve derrière Psychose (1960), d’Alfred Hitchcock, et la relation trouble de Norman Bates avec sa mère : un suspense plus psychologique que sanglant, parfait pour découvrir les classiques. Hitchcock a également signé Les Oiseaux (1963), inspiré en partie d’un événement survenu le 18 août 1961 à Capitola, en Californie, lorsque des oiseaux déchaînés ont percuté les toits avant de joncher les rues ; le cinéaste s’était fait envoyer l’article du journal local. Des chercheurs ont avancé en 2011 qu’une algue toxique expliquerait ce comportement. Un film culte pour une histoire vraie qui donne encore la chair de poule.