Street Fighter prend la tête du box-office nord-américain
Le nouveau Street Fighter a remporté son premier combat. Sorti le 16 octobre aux États-Unis, deux jours après son arrivée dans les salles françaises le 14 octobre, le film réalisé par Kitao Sakurai s’installe à la première place du box-office américain avec environ 31 millions de dollars attendus sur son week-end d’ouverture, selon les estimations publiées samedi.
Produite par Legendary et Capcom et distribuée par Paramount, cette nouvelle adaptation de la saga de jeux de combat réunit un casting éclectique : Andrew Koji en Ryu, Noah Centineo en Ken Masters, Callina Liang en Chun-Li, David Dastmalchian en M. Bison, Jason Momoa en Blanka, 50 Cent en Balrog ou encore Roman Reigns en Akuma. Plus de trente ans après la version portée par Jean-Claude Van Damme, la licence retrouve donc le grand écran avec un démarrage solide, même s’il reste en dessous des espoirs les plus optimistes. Pour tout savoir sur le projet, notre article sur la sortie et les acteurs du film Street Fighter fait le point.
Un démarrage correct mais en dessous des attentes
Avant sa sortie, les prévisions tablaient sur un lancement compris entre 25 et 35 millions de dollars sur le sol nord-américain. Avec ses 31 millions estimés, le film se situe donc dans la fourchette, mais plutôt dans sa partie basse. Le long-métrage, classé PG-13 aux États-Unis, aurait coûté 82 millions de dollars hors frais de promotion, et son lancement mondial était projeté autour de 70 millions de dollars, dont une trentaine de millions venant de l’international. Côté public, le profil des spectateurs est très marqué : les hommes de plus de 35 ans représentent près de la moitié des recettes, signe que la nostalgie des salles d’arcade joue à plein.
Cette forte présence masculine aurait même freiné l’autre grande nouveauté du week-end, le film Whalefall. La comparaison avec la concurrence directe n’est pas flatteuse pour autant. Au printemps, Mortal Kombat 2 avait ouvert à 38,5 millions de dollars avant de s’essouffler rapidement, en particulier hors des États-Unis. Cette année a pourtant prouvé que les adaptations de jeux vidéo pouvaient séduire, à l’image du reboot de Resident Evil sorti un peu plus tôt cette année. Tout l’enjeu sera désormais la tenue du film lors de ses semaines suivantes.
Derrière ce leader, le week-end a réservé quelques surprises. Le documentaire You Can See Everything crée l’événement en se hissant à la deuxième place avec environ 13 millions de dollars, alors qu’il n’est diffusé que sur 855 écrans, soit à peu près un quart de ceux de Street Fighter. À l’inverse, Malfaisante, numéro un la semaine précédente, chute de 72 % et glisse à la troisième place avec 7,85 millions. Whalefall, production de 20th Century Studios estimée à 60 millions de dollars, déçoit lourdement avec 7,5 millions et une quatrième place, tandis que la nouvelle version de Raison et Sentiments complète le top 5 avec 6,7 millions.

Reste l’épineuse question de la réception critique. Le film de Kitao Sakurai affiche 43 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes et 45 sur 100 sur Metacritic, des scores meilleurs que ceux des adaptations de 1994 et 2009, mais qui restent faibles. Un résultat qui pèsera sur l’avenir de la licence : le réalisateur a confié que l’écriture d’une suite de Street Fighter avait déjà commencé, tout en précisant que tout dépendrait de l’accueil du public. Les chiffres définitifs du week-end permettront de juger si les combattants de Capcom ont réellement les moyens de lancer une nouvelle franchise.


