Dans Kursk, Thomas Vinterberg plonge le spectateur au cœur d’une catastrophe oubliée. Un sous-marin nucléaire russe sombre lors d’un exercice en mer de Barents. À bord, des hommes luttent pour respirer dans l’obscurité et le froid. À terre, leurs femmes et enfants se heurtent au silence et aux mensonges des autorités. Porté par Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux et Colin Firth, le film mêle tension claustrophobe et colère contenue.
Ce n’est pas un pure thriller d’action : c’est un drame humain sur le courage, l’orgueil d’État et le prix du silence. Vinterberg filme avec une sobriété glaçante, sans pathos excessif, laissant le poids de la tragédie s’installer lentement. Un récit puissant et douloureux qui interroge ce qu’un pays est prêt à sacrifier pour sauver la face. Voici l’explication de la fin de Kursk !
Explication de la fin de Kursk !
A la fin de Kursk, après les deux explosions qui ont détruit l’avant du Koursk, une vingtaine de marins se retrouvent piégés dans le compartiment arrière. Ils organisent leur survie : rationnent l’oxygène, se soutiennent, et même improvisent un « petit-déjeuner » pour garder le moral. Pendant ce temps, à la surface, les tentatives de sauvetage russes échouent les unes après les autres à cause d’équipements obsolètes. L’aide britannique et norvégienne, proposée très tôt, est refusée pendant plusieurs jours.
A la fin de Kursk, quand les autorités russes acceptent enfin l’intervention étrangère, il est trop tard. À l’intérieur du compartiment, un marin fait accidentellement tomber une cartouche d’oxygène chimique dans l’eau. Cela provoque un violent flash fire qui consume le peu d’air restant. Les survivants comprennent que la fin est proche. Ils se disent adieu et chantent ensemble un hymne de marins, dans un moment à la fois poignant et d’une dignité terrible.
A la fin de Kursk, les plongeurs britanniques, dirigés par le commodore David Russell (Colin Firth), ouvrent enfin le sas. Ils découvrent le compartiment entièrement inondé. Personne n’a survécu.

Le film se termine par les funérailles. Le jeune fils de Mikhail Averin, Misha, refuse de serrer la main de l’amiral Petrenko (Max von Sydow), symbole de l’institution qui a laissé mourir son père. Ce geste de rejet, suivi par d’autres enfants, est l’un des moments les plus forts du film. Un marin à terre remet ensuite à Misha la montre de son père, vendue autrefois pour financer le mariage d’un camarade. Ce détail simple et douloureux clôt le récit sur le poids durable de la perte.
La fin de Kursk n’offre aucun réconfort. Elle laisse le spectateur avec le goût amer d’une tragédie évitable, où l’orgueil et la bureaucratie ont coûté la vie à 118 hommes.
Y a-t-il eu des survivants dans la réalité ?
Non. Dans la réalité, aucun des 118 membres d’équipage n’a survécu. Vingt-trois marins ont bien résisté aux explosions initiales et se sont réfugiés dans le compartiment arrière. Des notes retrouvées plus tard confirment qu’ils ont vécu plusieurs heures, peut-être jusqu’à une journée. Ils sont tous morts d’asphyxie après qu’une cartouche d’oxygène a déclenché un incendie qui a consumé le peu d’air restant. Quand les secours sont enfin arrivés, le compartiment était inondé et désert.


