Kursk (2018), réalisé par Thomas Vinterberg, est un drame intense et oppressant qui raconte le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk en mer de Barents. Avec Matthias Schoenaerts dans le rôle d’un marin piégé au fond de l’océan et Léa Seydoux en épouse désespérée qui se bat contre le silence des autorités, le film alterne entre l’enfer claustrophobe à bord et l’angoisse des familles à terre.

Colin Firth incarne un officier britannique prêt à porter secours, face à une bureaucratie russe figée. Vinterberg signe une œuvre tendue, réaliste et émotionnellement forte, qui montre à la fois le courage des hommes et l’impuissance face à l’orgueil d’État. Un film glaçant, humain et mémorable. Mais alors Kursk (2018) est il inspiré d’une histoire vraie ?

Kursk (2018) est il inspiré d’une histoire vraie ?

Oui, Kursk s’inspire d’une histoire vraie ! Une tragédie réelle. Le 12 août 2000, lors d’un exercice de la flotte du Nord, le sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk a été victime de deux explosions en mer de Barents. La première a été causée par une fuite de peroxyde d’hydrogène dans une torpille d’exercice ; la seconde, bien plus puissante, a dévasté l’avant du bâtiment. Le sous-marin a coulé par plus de 100 mètres de fond avec 118 hommes à bord.

Vingt-trois marins ont survécu aux explosions et se sont réfugiés dans le compartiment arrière. Ils ont vécu plusieurs heures (peut-être plus) dans le froid, l’obscurité et le manque d’oxygène, avant de mourir. Pendant ce temps, les autorités russes ont minimisé la gravité de l’accident et refusé pendant plusieurs jours l’aide internationale proposée par la Norvège et le Royaume-Uni. Quand elles ont enfin accepté, il était trop tard.

kursk histoire vraie

Le film s’appuie sur le livre A Time to Die de Robert Moore, qui reconstitue minutieusement les faits. Vinterberg a choisi de fictionnaliser les personnages (aucun n’est nommé d’après un vrai marin) pour représenter l’ensemble de l’équipage et des familles, tout en restant fidèle à l’enchaînement des événements, à l’échec des secours russes et à la douleur des proches. Le personnage de Vladimir Poutine a même été retiré du scénario pour recentrer le récit sur l’humain plutôt que sur la politique. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

Kursk n’est donc pas un documentaire, mais une reconstitution dramatique respectueuse d’une catastrophe qui a marqué la Russie post-soviétique. Oui, Kursk s’inspire d’une histoire vraie !