Imaginez emménager dans la maison de vos rêves… et réaliser trop tard que quelqu’un y vivait déjà, invisible, juste derrière les cloisons.
Within : Dans les murs (2016) n’est pas un film de fantômes classique. C’est un thriller claustrophobe qui transforme le foyer en piège. Phil Claydon y met en scène une famille qui cherche un nouveau départ : un père veuf, sa fille adolescente et sa nouvelle femme. La maison de banlieue semble parfaite, trop parfaite. Les bruits sourds, les objets qui bougent, la sensation d’être observé… tout ce qui passe d’abord pour de la paranoïa devient progressivement terrifiant.

Le film joue sur une peur très moderne et très concrète : celle de l’intrus qui partage déjà votre espace. Pas de démons, pas de malédiction ancestrale. Juste un homme qui a transformé les murs, les faux plafonds et les conduits en territoire personnel. Avec Erin Moriarty en adolescente lucide et Michael Vartan en père qui refuse d’admettre la réalité, Within mise sur l’angoisse du quotidien plutôt que sur le spectacle. Un huis clos suburbain qui vous force à regarder les murs de votre propre maison autrement. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci. Autrement, voici si Within dans les Murs est inspiré d’une histoire vraie !

Within dans les Murs est il inspiré d’une histoire vraie ?

Non, Within n’est pas basé sur une histoire vraie précise. Le scénario de Gary Dauberman est une fiction pure. Cependant, le film s’inspire d’un phénomène réel et documenté appelé le phrogging : le fait de vivre secrètement dans le logement de quelqu’un d’autre, souvent dans les combles, les faux plafonds ou les espaces entre les murs. Des cas ont réellement existé, dont le plus célèbre est celui de Daniel LaPlante en 1986 dans le Massachusetts, un adolescent qui s’était installé dans la maison d’une famille et les terrorisait en déplaçant des objets et en volant de la nourriture.

within dans les murs histoire vraie

Le cartouche final du film, qui affirme qu’après la crise économique de 2008 « un nombre impressionnant de personnes ont découvert des inconnus vivant dans leur maison », est une pure invention destinée à renforcer le sentiment d’insécurité. Aucune statistique officielle ne confirme une telle explosion de cas.

En résumé : le concept est ancré dans une peur réelle (des squatteurs cachés existent), mais l’histoire de David, le fils agoraphobe qui massacre les familles successives pour rester dans « sa » maison, est entièrement fictive. Le film exploite intelligemment cette angoisse pour créer un thriller efficace, sans pour autant raconter un fait divers authentique. Non, Within n’est pas basé sur une histoire vraie précise.