Esther sorti en 2009, est un thriller psychologique d’horreur réalisé par Jaume Collet-Serra. On y suit Kate et John, un couple encore meurtri par la perte d’un enfant, qui décide d’adopter une petite fille de neuf ans nommée Esther. Issue d’un orphelinat, la fillette paraît parfaite : intelligente, talentueuse, polie et attachante. Très vite, elle s’intègre dans la famille, notamment auprès de leur fille sourde. Pourtant, d’étranges incidents commencent à se produire.
Kate, plus méfiante, sent que quelque chose cloche derrière le sourire angélique d’Esther. Le film joue habilement sur le malaise, la tension et le sentiment d’insécurité au sein du foyer. Porté par une performance marquante d’Isabelle Fuhrman dans le rôle-titre, aux côtés de Vera Farmiga et Peter Sarsgaard, Esther s’impose comme un classique du « child horror » des années 2000, à la fois angoissant et efficace. Mais alors Esther est il inspiré d’une histoire vraie ?
Esther est il inspiré d’une histoire vraie ?
Non, Esther n’est pas l’adaptation d’une histoire vraie. Le scénario, écrit par David Leslie Johnson d’après une idée d’Alex Mace, est une fiction pure. Cependant, le film s’est largement inspiré d’un fait divers réel et troublant survenu en 2007-2008 : l’affaire Barbora Škrlová. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

Cette femme tchèque d’une trentaine d’années, atteinte d’hypopituitarisme (un trouble hormonal qui freine la croissance), se faisait passer pour une enfant. Elle s’était introduite dans une famille en République tchèque sous le nom d’Anička, une fillette d’une douzaine d’années. Elle aurait manipulé la mère et sa sœur, participant à de graves sévices sur les deux garçons de la famille. Lorsque la police intervint, Škrlová s’enfuit. Elle se réfugia en Norvège, où elle se fit passer pour un garçon de 13 ans nommé Adam. Pendant plusieurs mois, elle trompa l’école, les services sociaux et une famille d’accueil, avant d’être démasquée.
Les scénaristes se sont appuyés sur ces éléments – l’adulte qui joue le rôle d’un enfant grâce à sa petite taille, la manipulation familiale et le danger caché – pour construire le personnage d’Esther. Le film amplifie toutefois considérablement l’aspect criminel et sanguinaire pour les besoins du genre horreur. L’affaire Natalia Grace, souvent citée par erreur, est postérieure au film (2010) et n’en est donc pas la source. Non, Esther n’est pas l’adaptation d’une histoire vraie


