Malfaisante : le film d’horreur de Blumhouse avec Jessica Chastain domine le box-office américain malgré des critiques assassines

Le paradoxe fait parler à Hollywood. Sorti le 9 octobre 2026 dans les salles américaines,Malfaisante a pris la tête du box-office nord-américain dès son premier week-end, tout en essuyant des critiques particulièrement sévères, aussi bien de la presse que des spectateurs. Produit par Blumhouse et Atomic Monster, la société de James Wan, et distribué par Universal, ce film d’horreur marque le retour de Jessica Chastain dans le genre. Pour savoir à partir de quel âge voir le film, c’est ici.

Réalisé par Rob Savage, connu pour Host et The Boogeyman, il adapte le roman Incidents Around the House de Josh Malerman, l’auteur de Bird Box, paru en 2024. L’histoire suit Bela, une petite fille de huit ans vivant dans un foyer marqué par les tensions conjugales, qui voit surgir de son placard une entité inquiétante qu’elle surnomme Malfaisante ! Entre succès commercial et rejet critique, le film illustre parfaitement la force du marketing viral dans le cinéma d’horreur actuel.

Box-office, CinemaScore et polémique : les chiffres d’un démarrage paradoxal

Sur le plan financier,Malfaisante a dépassé les attentes. Le film a récolté environ 27,5 millions de dollars en trois jours dans 3 365 salles nord-américaines, alors que les prévisions tablaient sur une vingtaine de millions. À l’international, il a ajouté 17,7 millions de dollars, pour un total mondial de 45,2 millions dès son premier week-end. Il s’impose ainsi parmi les meilleurs démarrages de films d’horreur de l’année.

malfaisante avis

Le même week-end, le drame The Social Reckoning a connu un échec avec environ 5,5 millions de dollars. Mais la réception du public est beaucoup moins flatteuse. Malfaisante a obtenu la note D+ au CinemaScore, le sondage réalisé auprès des spectateurs à la sortie des salles. Il s’agit de la plus mauvaise note attribuée par ce service depuis Megalopolis de Francis Ford Coppola, en septembre 2024. Sur Rotten Tomatoes, le film plafonne à 19 % de critiques positives, avec un score du public de 46 %. Le critique du Hollywood Reporter, Richard Lawson, le décrit comme une collection séduisante mais en grande partie creuse de sursauts et de mythologie inaboutie, un avis largement partagé par la presse spécialisée américaine. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

Comment expliquer un tel écart entre succès et rejet ? Les analystes pointent avant tout la campagne promotionnelle. Universal a notamment diffusé une bande-annonce particulièrement saisissante avant les séances de L’Odyssée de Christopher Nolan, l’un des plus gros succès de l’été, ce qui a permis de créer un fort bouche-à-oreille autour du film bien avant sa sortie. La présence de Jessica Chastain, qui interprète à la fois Ursula, la mère de Bela, et l’entité qui lui vole son visage, a également servi d’argument d’appel. Pour savoir si une suite verra le jour, c’est ici.

Autour d’elle, la distribution réunit Jay Duplass, Arabella Olivia Clark, Dichen Lachman, Arian Moayed et Karen Allen. Pour Blumhouse, le pari est réussi sur le plan économique, le studio étant habitué aux budgets maîtrisés. Reste à savoir si le film résistera à la deuxième semaine d’exploitation : une note D+ annonce généralement une chute importante, le bouche-à-oreille négatif pesant rapidement sur la fréquentation. Le cas Malfaisante relance en tout cas un débat récurrent à Hollywood, celui de la capacité d’une bonne campagne marketing à compenser la faiblesse d’un film, au moins le temps d’un premier week-end.