Découvrez si Rapaces est basé sur des faits réels !

Rapaces n’est pas un polar classique. Peter Dourountzis choisit de raconter une enquête non pas du côté de la police, mais de celui des journalistes de faits divers, ces « rapaces » qui traquent le drame pour en faire des articles. Samuel, reporter usé par des années de terrain au magazine Détective, se retrouve embarqué avec sa fille Ava, stagiaire dans la même rédaction, dans un féminicide d’une rare cruauté : une jeune femme attaquée à l’acide.

Ce qui commence comme un simple reportage devient une obsession. Samuel mène l’enquête en secret, contre l’avis de sa rédaction, et découvre des liens avec un autre crime. Le film s’intéresse autant à la mécanique du journalisme de caniveau qu’à la relation tendue entre un père distant et une fille qui cherche à le rejoindre dans son monde.

Sans grandiloquence, Dourountzis construit une tension sourde, ancrée dans le réel, qui explose dans une dernière partie d’une efficacité redoutable. Porté par Sami Bouajila et Mallory Wanecque, Rapaces interroge la violence masculine, le voyeurisme médiatique et la façon dont le fait divers révèle les failles d’une société. Un thriller sobre, dérangeant et maîtrisé. Mais alors Rapaces est il inspiré d’une histoire vraie ?

Rapaces est il inspiré d’une histoire vraie ?

Non, Rapaces n’est pas inspiré d’une histoire vraie mais oui, Rapaces s’inspire librement d’une affaire criminelle réelle : le meurtre d’Élodie Kulik, survenu en janvier 2002 dans la Somme. Cette jeune banquière de 24 ans avait disparu après un accident de voiture. Son corps fut retrouvé brûlé et violé. Un appel au secours terrifiant avait été enregistré, dans lequel on entendait les voix de ses agresseurs. L’enquête a duré plus de dix ans. L’un des coupables est mort en 2003 ; l’autre, Willy Bardon, a été condamné définitivement à trente ans de réclusion en 2022. Pour savoir où a été tourné le film, lisez ceci.

rapaces histoire vraie

Le scénario initial, écrit par Christophe Cantoni (ancien journaliste au Nouveau Détective), s’appuyait directement sur cette affaire. Peter Dourountzis a ensuite largement réécrit le texte. Il a conservé l’empreinte du fait divers (la violence extrême, l’acide, le climat d’impunité) mais a déplacé le récit vers le point de vue des journalistes et a inventé la relation père-fille au centre du film. Si vous avez des questions sur la fin, c’est ici.

Le réalisateur a donc pris le fait divers comme point de départ pour parler de sujets plus larges : la misogynie, les groupes d’hommes radicalisés, le rôle ambigu de la presse à sensation et la façon dont ces crimes résonnent dans la société. Rapaces n’est donc pas une reconstitution fidèle de l’affaire Kulik, mais une fiction inspirée par elle, qui utilise la réalité pour mieux interroger le présent. Non, Rapaces n’est pas inspiré d’une histoire vraie mais oui, Rapaces s’inspire librement d’une affaire criminelle réelle !