Découvrez l’explication de la fin de Rapaces (2025) ! Spoilers !
Rapaces (2025), réalisé par Peter Dourountzis (après Vaurien), est un thriller français. Samuel (Sami Bouajila), journaliste chevronné du magazine de faits divers Détective, et sa fille Ava (Mallory Wanecque), stagiaire dans la rédaction, couvrent le meurtre d’une jeune femme attaquée à l’acide. Choqué par la brutalité du crime et touché par l’intérêt d’Ava pour l’affaire, Samuel mène une enquête indépendante, à l’insu de sa rédaction. Il découvre des similitudes troublantes avec un autre féminicide. Pour savoir si c’est inspiré d’une histoire vraie, lisez ceci.
Le film plonge dans l’univers réaliste et parfois trouble des journalistes de faits divers, tout en explorant la relation père-fille fragile et les violences masculines. Inspiré librement de l’affaire Élodie Kulik, il mêle polar social, tension croissante et réflexion sur qui sont les véritables « rapaces » : les criminels, les médias ou le public. Avec Jean-Pierre Darroussin et Valérie Donzelli, le film a été salué pour sa mise en scène tendue, surtout dans sa dernière partie. Voici l’explication de la fin de Rapaces (2025) !
Explication de la fin de Rapaces (2025) !
A la fin de Rapaces, l’enquête de Samuel et Ava les mène vers un groupe d’hommes liés à des idéologies masculinistes / incel, communiquant via radio CB (ondes courtes). Les similitudes entre les meurtres (dont un déjà classé) se précisent, et la piste devient dangereuse. La rédaction préfère d’autres sujets, forçant Samuel à enquêter en sous-main (échange de téléphones avec un collègue, etc.).
Le climax se concentre sur une longue et magistrale séquence dans un restaurant routier isolé, en pleine campagne, de nuit. Samuel et Ava s’y arrêtent. Les suspects (repérés grâce à la radio et à des filatures) les localisent via leur véhicule. La salle se vide progressivement. Le suspense monte par les regards, les dialogues à double entente et l’attente : les chasseurs deviennent gibiers. Dourountzis privilégie la tension hors champ et le huis clos oppressant (rappelant parfois Duel de Spielberg), sans violence gratuite frontale.

A la fin de Rapaces, s’ensuit une poursuite nocturne tendue. Samuel et Ava parviennent à échapper au danger immédiat. L’enquête aboutit à l’identification des responsables (un groupe plutôt qu’un tueur isolé), mettant en lumière la misogynie ordinaire et organisée. Le film ne se termine pas sur un grand spectacle judiciaire, mais sur la résolution de l’affaire et, surtout, sur le rapprochement père-fille. Après les épreuves, Samuel affirme à Ava quelque chose comme « Je serai toujours là pour toi », scellant une reconnexion émotionnelle imparfaite mais sincère, alors qu’il l’aide à avancer dans le métier.
La fin de Rapaces, souligne le titre : les « rapaces » désignent autant les tueurs que les journalistes (qui se nourrissent du malheur) ou le public avide de sensations. Elle laisse un goût amer et réaliste, loin d’un happy end pur, tout en offrant une note d’espoir dans le lien familial. La dernière demi-heure est unanimement citée comme le point fort du film pour son intensité.


