Découvrez si Paulette (2012) est basé sur des faits réels !

Paulette (2012) est une comédie sociale française réalisée par Jérôme Enrico. Bernadette Lafont y incarne Paulette, une grand-mère veuve, aigrie et raciste, qui vit seule dans une cité HLM de banlieue parisienne. Sa maigre retraite ne lui permet plus de joindre les deux bouts. Après une saisie de ses biens, elle décide de se lancer dans le trafic de cannabis. Ancienne pâtissière, elle a l’idée géniale de cacher la drogue dans des gâteaux et biscuits, ce qui rencontre un succès inattendu. Pour savoir où a été tourné le film, c’est ici.

Entourée de ses amies (Carmen Maura, Dominique Lavanant, Françoise Bertin), elle voit sa vie et ses relations avec sa fille, son gendre noir et son petit-fils métis complètement changées. Mélange d’humour noir, de critique sociale et de tendresse, le film aborde la précarité des personnes âgées, le racisme et la reconquête de la dignité. Sorti en janvier 2013, il a rencontré un beau succès public grâce à la performance jubilatoire de Bernadette Lafont, dans l’un de ses derniers rôles. Alors Paulette est il inspiré d’une histoire vraie ?

Paulette est il inspiré d’une histoire vraie ?

Oui, Paulette s’inspire librement d’une histoire vraie. L’idée est née dans un atelier d’écriture que Jérôme Enrico animait à l’école de cinéma ESEC. Une de ses étudiantes, Bianca Olsen, a ramené un article de presse racontant l’histoire d’une retraitée qui s’était mise à dealer pour survivre. Dans la réalité, il s’agissait d’une femme (souvent appelée Sylvie dans les reportages) et de son mari Gérard. Endettés, ils achetaient de la cocaïne en Belgique, la découpaient chez eux et la revendait. Sylvie a été condamnée à de la prison (les sources évoquent entre quelques mois et deux ans).

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Le film transforme profondément cette matière brute. Le cannabis remplace la cocaïne, l’idée des gâteaux space cakes est purement fictionnelle, tout comme le personnage du mafieux russe Taras, le kidnapping du petit-fils ou la fin heureuse à Amsterdam. Enrico a toujours précisé qu’il ne voulait pas faire un film sur la drogue, mais sur la précarité et la solitude des personnes âgées. Le personnage de Paulette, raciste et odieuse au départ, évolue vers plus d’humanité dès qu’elle sort de la misère : c’est une liberté scénaristique totale par rapport au fait divers. Si vous avez des questions sur la fin, lisez ceci.

Le réalisateur a souvent dit que l’histoire vraie n’était qu’un point de départ fort et drôle. Le film reste donc une comédie d’inspiration réaliste, et non une reconstitution fidèle. Oui, Paulette s’inspire librement d’une histoire vraie