Découvrez l’explication de la fin de l’Origine du Mal ! Spoilers !
L’Origine du mal est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin de l’Origine du Mal, lisez la suite ! C’est un thriller dramatique français réalisé par Sébastien Marnier en 2022. Porté par une impressionnante Laure Calamy dans le rôle principal, le film plonge dans l’univers vénéneux d’une riche famille dysfonctionnelle. Stéphane, une ouvrière précaire d’une conserverie de poissons, décide de reprendre contact avec Serge (Jacques Weber), son père biologique qu’elle n’a jamais connu.
Elle est accueillie dans une somptueuse villa en bord de mer, entourée d’une galerie de personnages haut en couleur et toxiques : l’épouse fantasque et dépensière (Dominique Blanc), la fille ambitieuse et glaciale George (Doria Tillier), une adolescente rebelle photographe (Céleste Brunnquell) et une servante inquiétante. Très vite, suspicions, mensonges et jalousies s’installent, dans un mélange de satire sociale, de tension psychologique et d’humour noir, avec une mise en scène virtuose inspirée notamment de De Palma et Chabrol. Si vous avez des questions, voici l’explication de la fin de l’Origine du Mal !
Explication de la fin de l’Origine du Mal
La fin de l’Origine du Mal repose sur plusieurs révélations en cascade qui renversent complètement la perspective du spectateur. On découvre d’abord que la « Stéphane » que nous suivons depuis le début n’est pas du tout la fille biologique de Serge : elle s’appelle en réalité Nathalie Cordier. C’est une escroc chevronnée qui purgeait une peine de prison. Sa véritable compagne (la vraie Stéphane) est toujours incarcérée, et c’est elle qui est la fille légitime abandonnée de Serge.
Nathalie a usurpé son identité pour infiltrer la famille et tenter de s’approprier une part de la fortune. Ce twist majeur transforme le film en une pure arnaque calculée, où la protagoniste n’est pas une victime innocente mais une manipulatrice professionnelle dès le départ.
A la fin de l’Origine du Mal, les événements s’accélèrent autour de la mort de Serge. Affaibli et hospitalisé, il finit par mourir dans des circonstances troubles. On comprend rétrospectivement que Nathalie, aidée indirectement par les autres femmes de la maison (qui le haïssaient toutes pour des raisons différentes), a contribué à précipiter sa fin — sans forcément le tuer de ses mains, mais en exploitant sa faiblesse et les tensions familiales.
A la fin de l’Origine du Mal, la véritable ironie réside dans le fait que les femmes de la famille, qui semblaient être les antagonistes ou les victimes potentielles, deviennent presque des complices objectives de Nathalie. Chacune avait ses propres griefs et ses propres stratégies pour se débarrasser du patriarche tyrannique et misogyne. Le mal ne vient donc pas d’une seule personne, mais d’une dynamique collective où le patriarcat toxique finit par être renversé par celles qu’il a opprimées.

A la fin de l’Origine du Mal le dernier plan, magistral et glaçant, montre Nathalie dans une posture de triomphe ambigu : elle semble avoir gagné, intégrée à cette nouvelle « famille » recomposée autour de l’absence de Serge, avec George qui choisit peut-être de la protéger ou de l’utiliser à son tour. Le titre prend alors tout son sens : l’origine du mal n’est pas dans une personne isolée, mais dans les rapports de pouvoir, les mensonges accumulés et la haine recuite au sein d’une bourgeoisie décadente.
Le film se clôt sur une note cynique et féministe radicale : la fin du mâle alpha ouvre la voie à une sororité perverse, où les femmes, libérées du patriarche, perpétuent elles-mêmes une forme de domination et de manipulation. Un final à la fois jubilatoire et profondément dérangeant.


